L’intelligence est un concept pour lequel il n’existe pas de consensus quant à sa définition. De façon générale, elle désigne la capacité d’un individu à s’adapter à son environnement.

Il est donc nécessaire de rappeler que l’intelligence ne peut pas être évaluée selon des critères standards et uniformes pour un ensemble d’individus différents.

“Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide.” (A. Einstein)

Ce concept d’intelligence nous permet d’aborder celui de l’intelligence collective, définie comme la capacité d’un groupe d’individus à s’organiser et s’adapter à son environnement. Elle repose sur trois grands principes.

Premier principe : chaque individu qui compose le groupe, ne possède qu’une connaissance partielle de l’environnement et des connaissances spécifiques.

Prenons l’exemple d’un groupe qui participe à un team building environnement et survie. Leur but est de filtrer de l’eau croupie avec ce qu’ils ont sur eux et ce qu’ils trouvent dans la nature. L’un des membres sait que le charbon est un formidable atout pour la filtration mais ne sait pas où en trouver tandis qu’un autre a vu un barbecue avant d’arriver.

Deuxième principe : les différents membres du groupe interagissent entre eux. Lors de ce team building nature, les membres du groupe vont devoir échanger et communiquer afin de déterminer quels matériaux seront les plus efficaces pour la filtration de l’eau.

Troisième et dernier principe : le bénéfice de la collaboration est plus important que celui obtenu individuellement. En échangeant, les participants de ce team building ont utilisé le charbon pour leur filtration de l’eau et décider de la faire bouillir. Ils ont obtenu une eau claire débarrassée des impuretés, des odeurs et des bactéries. S’ils n’avaient pas collaboré, chaque individu serait tombé malade et n’aurait pas pu survivre.

L’intelligence collective est un concept utilisé par de nombres espèces allant des bactéries jusqu’à nous. Ce phénomène, bien que méconnu, est donc très populaire. En effet, tous les êtres vivants uni – comme pluricellulaires sont dotés d’une forme d’intelligence leur permettant de s’adapter à leur environnement et d’y survivre. Les arbres, par exemple, perdent leurs feuilles en automne afin de conserver leur énergie pour la nouvelle saison. Mais pour que le processus soit optimal : ils doivent savoir avec précision quand perdre leurs feuillages. Deux arbres de la même espèce poussant à proximité ne perdront pas leurs feuilles au même moment.  Cependant, il existe des situations où cette intelligence devient limitée en fonction de la capacité du groupe : le changement climatique s’avère trop rapide pour que nombre d’arbres puissent s’adapter. Heureusement dans la plupart des cas, l’intelligence collective permet de passer outre les difficultés et de surmonter des situations inattendues.

Si vous pensiez que la loi du fort est la loi prédominante de la nature, vous vous trompez ou presque. Dans la nature, la coopération est supérieure à la compétition : quand il est question de survie, c’est celui qui “coopéra” le mieux avec son environnement qui survivra. Il existe néanmoins une période où la compétition est supérieure à la coopération : la période d’abondance et de stabilité.

Les insectes eusociaux tels que les fourmis ou les abeilles sont des formidables exemples d’intelligence collective, de même que les oiseaux migrateurs comme les oies ou encore les arbres.

Intéressons-nous plus particulièrement aux abeilles. Insectes grégaires, elles vivent dans des colonies allant de 40 000 à 60 000 individus avec une reine, des faux bourdons et des ouvrières. Lorsqu’un nouvel essaim se forme, elles doivent trouver un nouveau lieu de nidification. Cette tâche est particulièrement ardue car pour la survie de l’essaim, ce site doit être le meilleur possible. Pour cela, l’essaim envoie une faible proportion de son effectif visiter des nids potentiels. Aucune abeille ne visite l’ensemble des sites. De ce fait, elles n’ont qu’une connaissance partielle de l’environnement. Cependant, lors de chaque visite de site, chaque abeille dépose des phéromones pour informer leur communauté de leur passage. Si sur un site, le quorum est atteint, c’est-à-dire qu’il a été visité suffisamment de fois, les abeilles préviennent l’essaim qu’un nouveau lieu de nidification a été choisi. Dans ce processus, chaque abeille est autonome dans ces choix et décisions. Cela permet de donner une réponse collective à un problème complexe : il agit bien du concept d’intelligence collective.

De même que les abeilles, l’homme utilise l’intelligence collective pour développer des villes sinistrées comme au Japon à Iwate, donner un nouveau souffle à la marque Harley Davidson ou sauver les membres de la mission Apollo 13 ! A l’échelle des entreprises, l’intelligence collective s’avère un outil de compétitivité précieux : elle favorise l’émergence d’idées et de talents en impliquant les collaborateurs.

L’une des clés pour développer l’intelligence collective au sein d’un groupe est le team-building utilisé pour renforcer la cohésion et créer des liens durables entre les collaborateurs. Pourquoi ne pas tenter l’expérience avec l’un de nos team building ?

Camille Boulnois

Sources