Les végétaux doués d'intelligence

Publié le 13/06/2019

  • Les végétaux doués d'intelligence
Faire remarquer à quelqu’un qu’il végète est loin d’être un compliment. En effet, d’après la définition du Larousse, végéter signifie “ne pas progresser, rester à un niveau médiocre, stagner”. Cependant, les végétaux ont démontré des capacités intellectuelles impressionnantes ?
 

LES CARACTÉRISTIQUES DES PLANTES

Les plantes appartiennent au règne des Eucaryotes qui regroupent les organismes uni ou pluricellulaires dont les cellules contiennent des noyaux. Elles appartiennent donc au même domaine que les animaux dont l’Homme, les mycètes ou les protistes.

Les premières plantes connues à apparaître sont les algues, il y a 1,2 milliards d’années. Les plantes terrestres quant-à-elles, apparaissent il y a 460 millions et commencent à se diversifier 40 millions d’années après.

Fondamentalement, les plantes se distinguent des animaux par deux traits. Elles sont capables de photosynthèse et ont un mode de vie fixé. A noter cependant qu’il existe une espèce animale capable de faire de la photosynthèse, la limace solaire Elysia chlorotica et que certaines espèces animales vivent fixées sur les fonds marins comme les éponges de mer.

L’INTELLIGENCE, UNE CARACTERISTIQUE PROPRE A L’HOMME ?

Le concept de l’intelligence a, pendant longtemps, été réservé à l’Homme, du moins dans la culture occidentale. D’après Descartes, les animaux sont des machines dénuées d’intelligence. Darwin est l’un des premiers occidentaux à décrire l’animal comme étant doué de conscience de soi et d’émotions. Alors que dire des plantes qui ne possèdent ni de cerveau ni de capacité à se mouvoir ?

Possédant plus de 700 capteurs sensoriels divers permettent l’orientation, la détection, la perception, etc., de façon bien plus efficace que l’homme, les plantes sont capables de bien plus que de végéter.

Les premières expériences de télécommunications entre les plantes remontent à 1983 à une époque où elles sont considérées comme des automates rudimentaires. En une trentaine d’années, elles passent de ce statut à celui d’organismes complexes.

PETIT TOUR D’HORIZON DES CAPACITÉS DES PLANTES

Cela est bien connu, pour se reproduire, les plantes font appel majoritairement aux insectes pour la pollinisation. Elles les attirent en sécrétant des molécules odorantes ou en se parant de leurs plus belles couleurs. Elles sécrètent également des substances neuro-actives leur permettent de contrôler à leur guise, les fourmis accros à cette substance pour qu’elles puissent les défendre en cas de besoin.

Il n’est pas toujours nécessaire à la plante de droguer les fourmis pour obtenir une protection. Les acacias et les fourmis ont développés une relation mutualiste : d’une part, les fourmis défendent férocement les acacias contre les herbivores et d’autre part, les acacias fournissent le gîte et le couvert.

Les acacias communiquent également entre eux et élaborent des stratégies comme l’abondance d’herbivores menaçant leur survie. Dans les années 90, près de 3000 koudous(1) dans des ranchs ont été décimés par des acacias. Ces derniers ont sécrété des tannins, molécules rendant toxiques la digestion des feuilles consommées par les koudous. Ils ont également prévenu leurs congénères en émettant un gaz volatil, l’éthylène pour qu’à leurs tours, ils puissent préparer leurs défenses.

Les plantes partagent de l’information pour se défendre comme les prédateurs et pathogènes mais aussi pour communiquer sur la qualité du sol ou de l’air ou les résistances à développer. Ainsi, une plante exposée à une modification de son environnement pourrait prévenir sa voisine pour qu’elle puisse développer les résistances adéquates.

Les différents évènements de la vie d’une plante sont inscrits dans sa mémoire et lui permettent de distinguer les dangers et des évènements récurrents sans impacts. En effet, la sensitive Mimosa pudica, a pour habitude de fermer ses feuilles dès qu’elle est touchée. Cependant si ce stimulus se répète, elle finira par le considérer comme un événement sans danger et ne se refermera plus.

Enfin, bien qu’elles ne possèdent pas de système nerveux, les plantes sont capables de percevoir la gravité, possède un sens du toucher, de l’ouïe et de l’odorat. Ces derniers sont bien différents de ceux de l’Homme. Ils permettent aux plantes de capturer leurs proies(2) ou réagir à un stimuli, de capter et s’orienter vers la lumière, mais aussi de “sentir” les molécules autour d’elles pour repérer leurs proies(3) ou pour communiquer entre elles(4). De plus, comme l’Homme, elles sont douées de proprioception(5).

A cause de leur mode de vie fixé, les plantes ont été obligées de développer des modes de perception, communication, et de protection, variés. Au final, elles sont en mesure de régler les problèmes qui leur sont posés au lieu de les contourner à la différence des animaux.

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  1. Les koudous sont des antilopes africaines.
  2. Les plantes carnivores capturent ainsi leur proie
  3. Comme la plante parasite cuscute grimpante.
  4. Comme les acacias face à une attaque de koudous.
  5. Perception de la configuration de son propre corps dans l’espace.

 

Camille Boulnois

 

BIBLIOGRAPHIE